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Les 20, 21 et 22 novembre 2026, le Congrès international de la Confédération Française de Médecine Traditionnelle Chinoise (CFMTC) se tiendra au Centre de Congrès d’Aix-en-Provence. Trois journées de conférences, d’ateliers et de rencontres réuniront praticiens, enseignants et acteurs de la Médecine Traditionnelle Chinoise autour de nombreuses approches : acupuncture, pharmacopée, Tuina, Qì Gōng, diététique, Yì Jīng, pratiques traditionnelles et réflexions contemporaines.
J’aurai cette année le plaisir d’y intervenir à plusieurs reprises autour d’un thème qui me tient particulièrement à cœur : le Qì Gōng comme outil d’apprentissage de la Médecine Traditionnelle Chinoise.

Le Qì Gōng, un outil pour apprendre la Médecine Traditionnelle Chinoise
Apprendre la Médecine Traditionnelle Chinoise ne consiste pas seulement à mémoriser une théorie, des trajets de méridiens, des fonctions énergétiques ou des associations. Elle nous invite progressivement à entrer dans une autre manière d’observer et de comprendre le vivant.
Pour un adulte, cette rencontre avec un système de pensée éloigné de ses repères habituels peut demander un véritable changement de perspective. L’apprentissage mobilise bien sûr l’intellect, la lecture et l’écoute, mais il peut aussi passer par l’expérience corporelle.
C’est précisément ce que permet le Qì Gōng.
À travers le mouvement, la posture, la respiration, l’attention et les perceptions internes, le corps devient lui-même un support d’apprentissage. Aux informations visuelles et auditives viennent s’ajouter les perceptions kinesthésiques : ce qui était auparavant seulement compris peut progressivement être ressenti, expérimenté puis intégré. Comme le souligne la présentation de mon intervention dans la brochure du congrès, la pratique corporelle permet ainsi d’ouvrir d’autres voies d’apprentissage et d’enraciner plus profondément l’expérience clinique.
Il ne s’agit donc pas de placer le Qì Gōng à côté de la Médecine Chinoise comme une discipline supplémentaire, mais de montrer comment il peut devenir un véritable outil pédagogique : une manière de mettre en mouvement les concepts, d’explorer les circulations, d’affiner les perceptions et de donner une réalité corporelle à ce qui est étudié.
Cette expérience peut ensuite enrichir la pratique du thérapeute et ouvrir d’autres chemins pour transmettre à son tour certains principes à ses patients.
Plusieurs rendez-vous au cours du congrès
Je serai présent à différents moments de ces trois journées. Un premier atelier est programmé le vendredi 20 novembre à 10 h 30 autour du Qì Gōng et de l’apprentissage de la Médecine Traditionnelle Chinoise.
Les samedi 21 et dimanche 22 novembre, de 7 h 15 à 8 h 15, nous commencerons également la journée ensemble par une pratique matinale de Qì Gōng, conçue comme un réveil énergétique avant le début du programme.
Enfin, le dimanche 22 novembre de 16 h 30 à 18 h, je proposerai une conférence, « Le Qi Gong, un outil pour apprendre la Médecine Traditionnelle Chinoise ». Cette intervention constituera la dernière grande séquence du programme avant la clôture officielle du congrès à 18 h.
Ce sera l’occasion de quitter un moment les seules explications théoriques pour expérimenter directement, par le mouvement et les sensations, cette manière d’aborder les principes de la Médecine Chinoise.
Un congrès pour rencontrer et partager
Au-delà de mes propres interventions, ce congrès constitue chaque année un temps privilégié de rencontre entre les différentes disciplines et sensibilités de la Médecine Traditionnelle Chinoise. Le programme 2026 associe conférences et ateliers pratiques et fait intervenir des professionnels français et internationaux autour d’approches très diverses.
Le congrès se déroulera au Centre de Congrès d’Aix-en-Provence, 14 boulevard Carnot, 13100 Aix-en-Provence.
La participation aux trois journées peut par ailleurs contribuer à 24 heures de formation continue, avec délivrance d’une attestation. Les inscriptions en ligne restent ouvertes jusqu’au 15 novembre 2026 ; une première période tarifaire avantageuse est proposée jusqu’au 4 octobre.
Je serai très heureux de vous retrouver à Aix-en-Provence en novembre prochain, que ce soit tôt le matin pour pratiquer ensemble ou au cours des ateliers consacrés à cette rencontre entre Qì Gōng, pédagogie et Médecine Traditionnelle Chinoise.
Informations, programme et inscription :
S’inscrire au Congrès international CFMTC 2026
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⚡ Quand le tonnerre éveille la vie cachée
En 2026, Jīngzhé commence le 5 mars. Ce troisième Jié Qì du calendrier solaire marque une étape décisive du printemps : la vie ne se contente plus de frémir, elle se manifeste.
Le caractère 驚 (jīng) signifie « surprendre, réveiller brusquement »,
et 蟄 (zhé) désigne les insectes qui hibernent sous terre.
Jīngzhé évoque donc le moment où le premier tonnerre printanier gronde et réveille les êtres encore enfouis dans le sol. Symboliquement, c’est le moment où ce qui était latent devient actif.

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💧 La pluie nourrit ce que le printemps éveille
Le 18 février marque l’entrée dans le 2ᵉ Jié Qì de l’année solaire : Yǔshuǐ (雨水), littéralement « Eau de Pluie ».
Après Lìchūn (立春), qui initie le printemps de manière encore discrète, Yǔshuǐ annonce un changement plus concret : la pluie remplace progressivement la neige, la terre se détend, l’humidité féconde pénètre les sols, et la vie commence à émerger visiblement.
Dans la pensée chinoise, la pluie n’est pas un simple phénomène météorologique : elle est la manifestation du Ciel qui nourrit la Terre.

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🌱 Quand le Yang perce la terre gelée
Le 4 février, le calendrier solaire chinois marque le premier Jié Qì de l’année : Lìchūn (立春), littéralement « Établissement du Printemps ».
Après l’extrême du Yin vécu à Dàhán (大寒), le mouvement s’inverse désormais clairement : le Yang commence à croître de manière visible, même si le froid demeure encore présent. Ce n’est pas encore la douceur, mais c’est déjà l’élan.
Dans la vision chinoise, Lìchūn n’est pas simplement un changement de saison : c’est le véritable commencement énergétique de l’année.

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❄️ L’extrême du Yin, la maturation du retour
Le 20 janvier s’ouvre le 24ᵉ Jié Qì du calendrier solaire chinois : Dàhán (大寒), littéralement « Grand Froid ». C’est la période la plus froide de l’année, tant sur le plan climatique que symbolique. Le froid est profond, la nature semble figée, et toute agitation extérieure paraît vaine.
Mais dans la pensée chinoise, l’extrême n’est jamais une fin. Dàhán représente l’aboutissement du Yin, juste avant que le Yang, déjà né à Dōngzhì (冬至), ne se prépare à émerger plus visiblement avec le printemps. C’est le dernier silence avant le renouveau.
